Ligams

Pagalhós Groupe de Musique Occitane

Paraulas de cantas

Les Cantonniers

Les autorités c'est pas ça qui manque ;
À chaque instant nous en voyons
Bien plus que de billets de banque
Et de litres et de pintons.
Jetez un coup d'oeil sur la place,
Vous en verrez crénom de nom !
Y en a sûrement un qui passe :
Si c'est pas l' chef, c'est le patron.
Pour commander ils sont tous bons
Et nous autres nous escoubons.

Repic :
De cap tà la camiassa
Que nse'n vam vueitar
E que tornam cargar,
Tot lo long de la plaça
E dinc a Rosità.
Quauques còps vam "En faça"
E de quan en quan
A Feugar que vam ;
Mes quan lo conductur passa,
N'i vam pas, au Diu vivant !

Dab aqueras putas d'autò-rotas
I a pas mogen de s'estangar
Tà poder drin copar la crosta :
Enlòc no's podem estujar.
E dab las nostas bicicletas
Ne sabem pas per on passar ;
Aquò los mèstes que se'n foten,
A l'òra que cau arribar.
E tà sortir que cau pagar…
Que començan de'ns har cagar !

Pour en faire le moins possible
Nous sommes tous au syndicat,
Et tout le monde nous critique
Et dit qu'on ne travaille pas ;
Avouez qu'il n'est pas facile
Avec le temps de composer
Car quand il pleut nous on s'abrite,
Quand il fait chaud faut pas suer.
Comme le temps est très changeant
On ne travaille pas souvent.

Lo ser quan se'n tornam tà casa
Qu'èm tostemps hèra fatigats
D'enténer ordis e contrordis ;
Que n'avem tots lo cap atau.
Los guits, los pòrcs e la poralha,
Se'n podem pas mei aucupar.
Las hemnas ne son pas contentas :
Ne hèm pas arren au casau.
Mes, la retrèita arribarà,
Començaram de tribalhar…



Les autorités c'est pas ça qui manque ;
À chaque instant nous en voyons
Bien plus que de billets de banque
Et de litres et de pintons.
Jetez un coup d'oeil sur la place,
Vous en verrez crénom de nom !
Y en a sûrement un qui passe :
Si c'est pas l' chef, c'est le patron.
Pour commander ils sont tous bons
Et nous autres nous escoubons.

Refrain :
En direction du chemin vicinal
On va vider
Et on recharge,
Tout le long de la place
Et jusqu'à chez Rosita.
Parfois on va "En face"
Et de temps en temps
C'est chez Feuga qu'on va ;
Mais si le conducteur passe,
Alors là, on n'y va pas!

Avec ces putains d'autoroutes
Y a pas moyen de s'arrêter
Pour pouvoir un peu casser la crôute :
On ne peut se cacher nulle part.
Et avec nos vélos
On ne sait plus par où passer ;
Ça, les patrons, ils s'en fichent,
Il faut arriver à l'heure.
Et pour sortir il faut payer…
Ça commence à faire ch…!

Pour en faire le moins possible
Nous sommes tous au syndicat,
Et tout le monde nous critique
Et dit qu'on ne travaille pas ;
Avouez qu'il n'est pas facile
Avec le temps de composer
Car quand il pleut nous on s'abrite,
Quand il fait chaud faut pas suer.
Comme le temps est très changeant
On ne travaille pas souvent.

Le soir, quand on revient à la maison
On est toujours très fatigués
D'entendre des ordres et des contre-ordres ;
On en a tous la tête comme ça. (geste !)
Les canards, les porcs et la volaille,
On ne peut plus s'en occuper.
Nos femmes ne sont pas contentes :
Nous ne faisons plus rien au jardin.
Mais la retraite arrivera,
Et là, on commencera à travailler…